Le corps de logis présente en façade deux travées de baies sur trois niveaux.
Un second corps, comprenant un escalier à deux volées, était accolé au premier (à la place de la tourelle,
construite au XIXème siècle).
La partie la plus basse, à la droite du corps de bâtiment ancien, fut construite par les propriétaires actuels,
après 1971.
Escalier et corps de logis possédaient une tourelle à chaque angle. Elles ont de nos jours disparu.
Les « dépendances » possèdent un pavillon au centre et des colombiers aux extrémités.
En raison des nombreuses destructions dues à l'école d'agriculture, installée en 1886 jusqu'en 1920, cet édifice
pose question.
Néanmoins, la présence d'embrasures de tir au bas des tours indique son utilité défensive.
Le pavillon central, coiffé d'un haut toit, et doté de deux souches de cheminées, est de style Henri IV.
Une tourelle abritant autrefois un escalier en vis, est accolée à l'arrière de ce pavillon.
Au rez-de-chaussée du pavillon, on observe, un large arc.
Est-ce la trace d'un porche qui ferait de ce pavillon une porterie ?
Le vieux chateau se présente actuellement sous la forme d'un corps de logis entouré de fossés sur trois côtés et d'un bâtiment en U, communément appelé dépendances.
Le parc est un réseau de voies et avenues, des futaies, des jardins, des canaux.
On franchissait ces canaux au sud par un pont-levis avec un ouvrage avancé à tourelles.
Le chateau de Franquetot est poétiquement décrit par La Varende, dans son ouvrage
"En parcourant la Normandie" :
"Mais ce qui fait l'attrait spécial de la maison ce serait sa couleur. Les architectes y ont intégré un enduit, un
crépi rose tendre, rose ému, qui, au centre de ces verdures et de ces eaux, impose sa carnation.
Cela rappelle les épidermes féminins, les coins de peau apparus, les dévêtements furtifs. (...) La pluie le rougit
et le soleil l'anémie de lumière."
Le pavillon central est de style Louis XV.
En faible saillie, décoré de 4 colonnes, de pilastres, d'un balcon, et d'un trophée aux armes de François de
Franquetot, il contraste par son style plus moderne avec le reste du bâtiment.
Les travées sont formées par les baies et les entablements joignant les allèges, fortement marquées car en pierre
calcaire blanche, et non interrompues par des bandeaux courant sur toute la façade qui pourtant sont à la mode
dans le Cotentin à cette époque.
On peut ainsi comparer cette façade avec du château voisin de Coigny, dans le pur style Louis XIII cotentinais.
Les caves occupent toute la superficie de l'édifice, mais se distinguent par leur forme à chacune des périodes de
construction.
Dans la première salle, une source coule passant à travers un bassin. Le sol y est pavé.
Dans la deuxième salle, sous l'aile ouest, deux piles soutiennent les voûtes.
A partir de cette salle s'ouvre, vers le sud, une troisième pièce.
A l'étage, 2 belles chambres : l'une est jaune, l'autre bleue. Il est possible d'y dormir.
Ces chambres d'hôtes sont répertoriées par le réseau
des Gîtes
de France.
Contact
Odette Ionckheere
Château de Coigny
50250 COIGNY
tel : 02 33 42 10 79
Ouvert : de Pâques à la Toussaint.
En pierre tendre, peinte dans des tons rouges, cette cheminée à coffre très orné est supportée par des piédroits
formés chacun de 2 colonnes à chapiteaux.
La corniche est ornée en son mileu d'un macaron formant une tête de femme.
Le coffre est décoré par un tableau surmonté d'une tête de femme saillante. La scène représente un cavalier
luttant contre un serpent ailé, peut-être St Georges et le Dragon.
C'est la cheminée Louis XIII la plus chargée en sculpture que possède le cotentin.